Mis en avant

Pour une semaine des mortels

Ça y est. On est déconfiné. Mais derrière les masques que beaucoup se sont mis à porter les derniers jours, c’est la réalité que l’on tente de mettre à distance, c’est le bon sens que l’on essaye de masquer. Partout, on dit qu’on ne reviendra pas à la normale et on réclame un « après » vraiment nouveau, vraiment différent. Sauf que partout, chacun fait comme il peut pour sauver les apparences. Celles et ceux qui le peuvent on repris le chemin du travail tandis que d’autres se préparent à télé-travailler pendant de longues années. Les enfants jouent dans des cercles dessinés à la craie dans la cours de récréation et mangent à leur table de classe. Les marchés financiers ont repris du poil de la bête et l’industrie pharmaceutique est en ébullition. Chaque jour, un nouveau secteur de l’économie toque à la porte de « Monsieur le Président » pour qu’on le « sauve » : l’aéronautique, la culture, le tourisme, etc. Le gouvernement, en grand sauveteur, prépare un plan pour l’hôpital afin de faire oublier les vingt dernières années et une relance de l’économie pour faire revenir le PIB à un niveau pas trop catastrophique. Le tout arrosé de gel hydroalcoolique.

Nous n’y croyons pas une seconde.

Si des gens meurent du Covid-19, c’est avant tout à cause de co-morbidités qui ont souvent à voir avec nos modes de vies, notre alimentation et notre rapport au corps. Si les hôpitaux sont en surcharge, c’est d’abord du fait de la politique managériale qui y sévit depuis quelques dizaines d’années. Si l’économie craque à ce point, c’est surtout pour des milliers de gens qui vont se retrouver sur le carreau dans les prochains mois parce qu’ils dépendent de ce « système » de production de valeur absurde qu’est l’économie. Bref, essayer de penser un autre rapport à une épidémie comme celle-ci engage d’emblée la mise en cause du monde dans sa totalité.

Au reste, on ne confine pas 5 milliards d’êtres humains pendant deux mois pour ensuite reprendre de plus belle la course au travail, à la consommation et au ravage de la planète. Quand certains proposent de reprendre aujourd’hui ce qu’ils faisaient avant le confinement, nous proposons plutôt une semaine pour se retrouver, discuter de la situation, partager des repas et tenter d’y voir un peu plus clair sur ce qui vient de nous arriver et ne manquera pas de nous affecter longtemps encore. Nous avons tous les yeux usés par les écrans et la tête pleine d’analyses en tous genres : du 15 au 21 juin, nous voulons reprendre pied dans le monde réel, se parler autrement que par Zoom et réfléchir à des voies praticables pour affronter les logiques de l’économie, du travail, de la médecine ou encore de la justice et du contrôle qui prétendent répondre ensemble à la « crise » en cours.

Nous parlerons de notre condition de mortels puisque la modernité occidentale, à force de chiffres et d’appareils respiratoires, nous a amputé de tout le sens que la mort pouvait avoir. Mais aussi du soin et de la médecine telle qu’elle se fait aujourd’hui, en cherchant des aperçus d’autres manières de faire. Puisque le confinement a été policier et répressif, on verra également ce que l’état d’urgence sanitaire a changé dans l’immédiat et pour les années à venir. Nous parlerons aussi de l’économie : de la crise en cours, de ses conséquences probables et de son déraillement possible. Autrement dit, nous voulons multiplier les points de vue et les récits possibles sur ce qu’il nous arrive afin d’en construire qui ne soit pas modelés par la peur, l’argent et le pouvoir dans lesquels nous baignons.

Nous appelons à ces rencontres à partir de notre local situé au 6 rue Piquemil. Certaines discussions auront lieu dans ce local, d’autres ailleurs dans la ville (voir programme ci-dessous). Les conditions sanitaires de l’événement seront adaptées.

Le journal d’après, fiction radiophonique

De la nécessité de se retrouver enfin, pour fêter les lendemains qui chantent en temps de crise. Une invitation à regagner les rues, non sans fracas, la nuit du 21 juin.

« Proposer quelque chose qui ait de la gueule »
Franck Riester le 15 mai 2020, à propos de la fête de la musique.

Il n’est rien de pire, de plus factice, qu’une fête sous contrôle. Et dans ces temps tourmentés on aurait pu croire que la seule fête de l’été tolérée par Macron allait ressembler à un puits rempli de fous, un spectacle féodal Vendéen qui aurait définitivement allumé les projecteurs sur les aspirations profondes de notre président et sur son rapport complexe mais équivoque à l’Histoire de la France.

Mais après la promesse de ce dernier de renouer dans un avenir post-pandémie avec les chamailleries du 1er mai, c’est au tour du ministre de la culture Franck Riester de se livrer à une proposition du plus bel effet pour annoncer l’édition 2020 de la fête de la musique, et de le faire en des termes pour le moins invitants si ce n’est carrément provocateurs.

L’annuelle proposition du gouvernement visant à célébrer la musique se tiendra donc bel et bien le dimanche 21 juin, jour du solstice d’été, malgré le contexte de crise sanitaire. Si la levée progressive du confinement et l’allègement des mesures barrières ne vaut toujours (à l’heure ou nous écrivons ces lignes) que pour ce qui nous replonge, après deux mois de suspension, dans la routine interminable du travail et de la consommation, il y a bien quelque chose d’étonnant dans cette invitation a rejoindre les rues pour “permettre aux Français de chanter” comme l’annonçait le 15 mai dernier ce cher Franck Riester.

On anticipe le caractère éminemment insipide de la proposition du ministre et de son contenu, la possibilité de concerts “en ligne” ayant été évoquée pour solutionner l’épineuse question de la distanciation sociale… Bien qu’il soit encore trop tôt pour prédire la forme exacte que prendra l’évènement cette année, on peut dès a présent se dire que, s’il a lieu dans la rue, il ressemblera sans l’ombre d’un doute à une expérience poussée d’autodiscipline, à l’achèvement biopolitique de la musique sans la fête, à l’injonction à la joie sans l’ivresse, à la contrainte de la danse sans les corps. Ces mécanismes nés de l’état d’exception, deviennent chaque jour un peu plus la norme. C’est ceux-là mêmes qui opèrent insidieusement depuis des années pour sécuriser, aseptiser, lisser l’ensemble des rassemblements festifs et musicaux. Tout les organisateurs de concert vous le diront, désormais la sécurisation, les jauges, les normes ERP (Établissement recevant du public) priment sur la programmation musicale. Popularisée par le plan Vigipirate, l’habituelle fouille pratiquée par les agents de sécurité sera peut-être doublée d’un lavage de main au gel hydroalcoolique ou encore d’une vérification du port du masque… La fête sans sourire et sans odeur. En terme de contrôle toujours, on peut également anticiper l’utilisation à outrance des barrières “herras” ou “vauban” pour guider, orienter, mais surtout enfermer la population lors de ses déambulations dans les centre-villes.

En effet les cœurs de villes, qui étaient jusqu’alors le lieu privilégié des fêtards pour s’enivrer jusqu’au bout de la nuit devraient, d’ici le 21, quitter le statut de “haut-lieu des festivités” pour basculer dans celui de “site sécurisé du rassemblement”. L’état d’urgence, sanitaire ou non, transforme l’espace et son usage. Enfin, en ce qui concerne le maintient de l’ordre, il y a fort à parier qu’un dispositif policier délirant quadrille les métropoles et que tout manquement aux règles imposées par le gouvernement soit immédiatement sanctionné, comme cela fut le cas pour la plupart des tentatives de manifestations post-confinement. Alors peut-être verrons-nous à nouveau des musiciens verbalisés, des danseurs menottés, puis la foule gazée. Et si notre cher Riester semble avoir oublié la danse macabre des forces de l’ordre qui a provoqué il y a un an à Nantes la mort de Steeve Maia Caniço, personne d’autre que lui et ses complices ne veut subir de nouveau les pratiques meurtrières du « savoir faire français » en matière d’ordre public, qu’on se le tienne pour dit.

Il semblerait donc que ce choix, pour le moins audacieux, de maintenir l’événement s’explique par la volonté du gouvernement de prouver deux choses :

L’une étant qu’il maîtrise la situation et que sans lui tout rassemblement ne peut se faire sans conséquences graves pour la santé des autres, et l’autre qu’il est et restera le garant de nos libertés fondamentales – comme celle qui consiste à écouter une fois dans l’année le groupe de surf rock de son voisin Eric, assis a la terrasse d’un bar bondé, dans l’attente du sublime refrain de leur morceau phare I love you my baby don’t mess with me – Mais, si comme beaucoup de gens, vous doutez de la capacité de ce gouvernement à proposer des moments qui nous fassent sentir et vibrer et, qu’à l’aube d’une crise économique sans précédent (doublée d’une crise écologique déjà en cours) vous êtes à la recherche d’autre chose… alors l’invitation qui suit est faite pour vous.

Depuis le début du confinement à Nantes, une radio éphémère a surgi sur les ondes. Des émissions, du direct, des lectures croisées, des soirées arrosées, une série d’ingrédients pour parler de ce qui nous arrive, pour tenter d’enfoncer quelques certitudes et pour chercher la sortie de ce tunnel qui semble infini.

Après deux mois de diffusion, nous envisagions de mettre un terme à ce surgissement radiophonique pour retrouver le chemin de la rue, et voilà que nous est parvenu par on ne sait quel réseau souterrain une lettre signée par des experts en physique quantique destituante accompagnant quelques épisodes du journal d’information de BFM radio daté du mois de juillet prochain. C’est quand le présent s’arrête que le futur s’offre à nous, alors nous avons fait le choix de prolonger de quelques semaines cette radio éphémère pour partager sur nos ondes avec vous les lundi 25 mai, 1er et 8 juin et le samedi 20 juin prochain à 20h tapantes le contenu déjà controversé de ces journaux de l’après. Et pour finir en fanfare c’est en direct des rues de Nantes que nos équipes suivront la fête de la musique qui pourrait bien cette année ressembler à un séisme d’une telle puissance qu’il fasse péter l’échelle de Riester dans le désastre en cours.

Mais avant de vous faire goûter les contenus surprenants de nos dévoués confrères, il nous a semblé nécessaire de vous donner accès à la lettre de cet ubuesque comité d’experts.

« Chers amis, bonsoir.

Suite à l’écoute d’un journal d’information venu du 13 juillet 2020, il nous a semblé important d’éclairer nos contemporains sur les possibles liés au non-évènement que l’on appelle encore en France « fête de la musique » annoncé a la date du dimanche 21 juin 2020. Ce journal, dont les titres font état d’une situation aussi dystopique que désirable dans l’hexagone et dans le monde, semble en effet insister sur cette date. Décrite à de nombreuse reprises comme étant le point de départ d’une série de bouleversements, bons et mauvais, de tout ce qui préexistait. Il semblerait qu’il nous faille prendre la mesure de l’enjeu qu’elle représente. Pour nous préparer au mieux à cette date historique, nous vous transmettons ces quatre éditions qui préfigurent notre futur proche en annonçant des lendemains qui hurlent !!! »

Pour nous retrouver ces prochaines semaines les lundi de 20h à 22h et le week-end des 20 et 21 juin :
Sur les ondes nantaises : 107.9
Sur internet  sur :

Agir contre la réintoxication du monde

Nous relayons ici un appel à action émanant de différents collectifs pour la journée du Mercredi 17 juin.

Écologistes, ZAD et syndicalistes appellent à bifurquer le 17 juin

Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis. Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas. 
Certes, nous ne reviendrons pas sur les espèces disparues, les millions d’hectares de terres ravagées, de forêts détruites, sur les océans de plastique et sur le réchauffement planétaire. Mais de manière inédite dans le capitalocène, les gaz à effet de serre ont diminué partout ou à peu près. Des pans de mers, de terres ont commencé doucement à se désintoxiquer, tout comme l’air des villes suffoquées de pollution. Les oiseaux sont revenus chanter. Alors, pour qui se soucie des formes de vie qui peuplent cette planète plutôt que d’achever de la rendre inhabitable, la pandémie mondiale dans laquelle nous sommes plongé.es, en dépit de tous les drames qu’elle charrie, pourrait aussi représenter un espoir historique. Nous avons paradoxalement vu se dessiner le tournant que l’humanité aurait dû prendre depuis bien longtemps : faire chuter drastiquement la nocivité globale de ses activités. Ce tournant, même les incendies de territoires immenses, les sécheresses consécutives ou les déflagrations à la Lubrizol des mois derniers n’avaient pas réussi à nous le faire prendre. 

Cependant, ce tournant que nous désirions tant, nous n’avons généralement pas pu l’éprouver dans nos chairs parce que nous étions enfermé.es. Car mis à part dans certains territoires ruraux et espaces urbains solidaires où existent déjà un autre rapport au collectif, à la production ou au soin du vivant, le confinement a été pour la majorité de la population le début d’un cauchemar. Une période qui renforce encore brutalement les inégalités sociales, sous pression policière. Et le drame absolu c’est que, malgré tout ce que la situation a de bouleversant, nos gouvernants n’en étaient pas moins déterminés à relancer dès que possible tout ce qui empoisonne ce monde et nos vies – tout en nous maintenant par ailleurs isolé.es et contrôlé.es dans des cellules numériques, coupé.es de ce qui fait le sel et la matérialité de l’existence.

Rien ne les fera bifurquer, si on ne les y contraint pas maintenant

Au cours des deux derniers mois, les exposés et tribunes se sont accumulés sur nos écrans à une rapidité inversement proportionnelle à notre capacité à se projeter sur des actions concrètes. Les analyses nécessaires ont été faites sur le lien entre cette épidémie et les flux économiques mondialisés et leurs dizaines de milliers d’avions, la déforestation et l’artificialisation des milieux naturels qui réduisent les habitats des animaux sauvages ou encore l’élevage intensif. Tout a été dit sur la dimension annonciatrice de la pandémie, sur la suite de confinements et de désastres à venir si nous n’en tirons pas les leçons. D’autant que la marche courante de l’économie et des productions sur lesquelles reposent notre mode de vie, va continuer à tuer dans les décennies à venir bien davantage et plus durablement que le covid-19 [1]. Mais pour l’État et pour les lobbys agro-industriels, aéronautiques, chimiques ou nucléaires qui guident ses politiques, les conséquences à tirer de la crise sanitaire sont visiblement toutes autres. Ils en ont tout simplement profité pour faire sauter quelques lois environnementales et déverser des pesticides encore plus près des maisons, pour relancer la construction d’avions ou l’extraction minière en Guyane… Il est donc maintenant avéré qu’aucune crise, aussi grave soit-elle, ne les fera dévier du nihilisme absolu de leur obsession économique. Nous avons eu deux longs mois pour nous en rendre compte. A nous maintenant d’agir et d’y mettre fin.

Le gouvernement parle du mois de juin comme d’une « nouvelle marche » dans un déconfinement qui n’est pour lui qu’une remise en marche de l’économie et de la destruction du vivant. La seule « marche » sensée c’est au contraire d’agir concrètement pour l’arrêt des secteurs de productions les plus empoisonnants. Nous appelons donc à une première série de mobilisations simultanées le mercredi 17 juin.

Comment agir ? 

Le déconfinement en cours doit être un élan historique de reprise en main sur nos territoires, sur ce qui est construit et produit sur notre planète. Il doit permettre de dessiner ce qui est désirable pour nos existences et ce dont nous avons réellement besoin. C’est une question de survie, davantage que toutes les mesures et tous les nouveaux types de confinements que l’on nous fera accepter à l’avenir. Cela signifie construire de nouvelles manières d’habiter le monde, chacun de nos territoires, mais aussi accepter de rentrer en conflit direct avec ce qui les empoisonne. Il y a des industries qui ne se sont pas arrêtées pendant le confinement et qui doivent aujourd’hui cesser. Il y en a d’autres qui ont été interrompues et dont l’activité ne doit pas reprendre. Cela ne pourra se faire sans constituer chemin faisant des liens avec les travailleurs qui en dépendent économiquement. L’urgence sociale c’est de penser avec elles et eux les mutations possibles des activités et les réappropriations nécessaires des lieux de travail. C’est aussi de contribuer à maintenir un rapport de force permettant de garantir les revenus pendant les périodes de transition et les besoins fondamentaux de ceux dont la crise aggrave encore la précarité. Nous n’atteindrons pas immédiatement toutes les productions qui devraient l’être. Mais il faut commencer, en stopper un certain nombre aujourd’hui pour continuer avec d’autres demain.

Nous appelons en ce sens, les habitant.e.s des villes et campagnes à déterminer localement les secteurs qui leur semblent le plus évidemment toxiques – cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes amazon sur des terres arables, unité d’élevage intensif ou installations de nouvelles antennes 5G, clusters développant la numérisation de l’existence et un monde sans contact avec le vivant, destructions de forêts et prairies en cours… Nous invitons chacun.e localement à dresser de premières cartographies de ce qui ne doit pas redémarrer, de ce qui doit immédiatement cesser autour d’eux, en s’appuyant sur les cartes et luttes existantes [2]. Puis nous appelons le 17 juin à une première série d’actions, blocages, rassemblements… occupations…Viser sérieusement à se défaire de certains pans du monde marchand, c’est aussi se doter des formes d’autonomies à même de répondre aux besoins fondamentaux de celles et ceux que la crise sanitaire et sociale plonge dans une situation de précarité aggravée. Nous appelons donc aussi le 17 juin, dans la dynamique des campagnes covid-entraide et « bas les masques », à des occupations de terres en villes ou dans les zones péri-urbaines pour des projets de cultures vivrières, ainsi qu’à de réquisitions de lieux pour des centres de soins et redistributions.

Nous devons trouver des formes de mobilisations adéquates à la situation. Nous traversons une période où chacune d’entre elle peut avoir une portée décuplée. On peut initier beaucoup à peu [3] mais on doit aussi se donner les moyens d’être nombreux-ses. Nous nous appuierons sur la ténacité des zads, la fougue des gilets jaunes, l’inclusivité et l’inventivité des grèves et occupations climatiques d’une jeunesse qui n’en peut plus de grandir dans un monde condamné. Nous agirons en occupant l’espace adéquat entre chaque personne et pourquoi pas masqués.es quand cela s’avère nécessaire pour se protéger les un.es les autres, mais nous agirons !

Vous trouverez ci-dessous une liste des premiers collectifs, syndicats, associations, territoires en lutte co-signataires et engagés sur cet appel. Si vous souhaitez le signer aussi, nous envoyer un appel à mobilisation locale ou un texte d’analyse complémentaire, vous pouvez écrire à 17juin@riseup.net. Ils seront mis à jour et apparaîtront entre autres sur le site https://17juin.noblogs.org/et la page facebook. Merci pour tout relais !

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